Communiqué du gouvernement luxembourgeois sur la situation au Venezuela

Le gouvernement suit de près les événements au Venezuela, suite à l'opération militaire américaine lors de laquelle Nicolas Maduro et son épouse ont été capturés et transférés en dehors du pays.

Avec l'Union européenne, le Luxembourg n'a pas reconnu de légitimité démocratique au Président Maduro et a condamné les atteintes massives aux droits humains perpétrés par le régime Maduro, et en particulier la répression contre l'opposition démocratique.

Le droit international, dont le principe du non-recours à la force, et la Charte des Nations Unies doivent rester la règle.

L'objectif de longue date de l'Union européenne est de soutenir une solution négociée et démocratique à la crise qui soit menée par les Vénézuéliens et permette de rétablir la stabilité politique, la croissance économique et le bien-être social des millions de Vénézuéliens qui sont confrontés à des besoins critiques.

Dans la situation actuelle, le Luxembourg appelle au calme et à la retenue, pour assurer une sortie pacifique de la crise et éviter que cette crise ne crée davantage de souffrances pour la population vénézuélienne. L'Union européenne peut jouer un rôle dans cette sortie de crise, aux côtés des partenaires régionaux et internationaux, dont les Etats-Unis, pour faciliter un dialogue avec toutes les parties et contribuer à une solution négociée et à une transition démocratique, menée par les Vénézuéliens, conformément au principe d'auto-détermination des peuples.

Le service d'assistance consulaire du Ministère des affaires étrangères est en contact avec ses partenaires européens et se tient prêt à assister des ressortissants luxembourgeois qui seraient affectés par la crise. Pour l'instant, aucune demande d'assistance n'a été enregistrée. Selon le registre national des personnes physiques, une vingtaine de Luxembourgeois indiquent une résidence au Venezuela.

Pour mémoire: l'Union européenne a depuis 2017 un régime de sanctions en place qui vise actuellement 69 personnes responsables d'atteintes à la démocratie, à l'État de droit ou aux droits de l'homme au Venezuela. Les sanctions ont été renouvelées lors du Conseil des affaires étrangères du 15 décembre.

Communiqué par le ministère d'État